Entretien avec Salvatore Adamo (1997)

Lorsqu’il débarque en plein yéyé, avec ses « valses lentes » et son « filet de voix » (Paris 60), Salvatore Adamo ne sait sans doute pas qu’il va réussir la gageure d’imposer ses chansons douces et romantiques face aux urlatori américanisés qui viennent de révolutionner la chanson française. D’emblée, il manifeste un ton et un style. Les chansons de ce mélodiste exemplaire distillent une poésie adolescente populaire et une fraîcheur inédites. « Rêveur » impénitent, Adamo est néanmoins tout sauf quelqu’un qui se bouche les yeux : sur un répertoire de près de 400 titres, plusieurs dizaines de chansons témoignent de son engagement humain. Trente-cinq ans de carrière, avec des hauts (meilleure v

Entretien avec Gérard Berliner (1994)

JE CHANTE ! — Que représente pour vous ce nouvel album ? GÉRARD BERLINER. — Une renaissance artistique et physique, parce que c’est la première fois que je me trouve dans un contexte professionnel, avec la possibilité de travailler, et Dieu sait si c’est important d’avoir des professionnels autour de soi dans ce genre d’entreprise. J’ai rencontré des gens qui prennent soin de ma santé morale et physique. Pourquoi, avec ce sixième album, être revenu avec Frank Thomas ? C’est un auteur que j’admire plus que tous les autres. Il y a une osmose totale entre ce qu’il écrit, sa poésie, ses idées, et ce que je ressens. Quand je chante les textes de Frank, il y a quelque chose de très fort qui m’habi

Gérard Berliner : itinéraire d’un enfant de Belleville

En hommage à Gérard Berliner, disparu le 13 octobre 2010, nous mettons en ligne cet article paru en 1997. Après avoir passé le mois d'octobre au Sentier des Halles, accompagné par Gérard Daguerre et Roland Romanelli, Gérard Berliner chantera à partir du 3  février 1998, au Théâtre de Dix Heures, petite salle du boulevard de Clichy qui, en accueillant Véronique Pestel, Francesca Solleville et Marie-Paule Belle, confirme son attachement à la chanson. De parents d'origines russe et polonaise, Gérard Berliner voit le jour le 5 janvier 1956, rue de l'Atlas, à Belleville, « dans le quartier de Piaf et de Chevalier », aime-t-il à préciser. « J'aime beaucoup Piaf, parce qu'elle est une immense inter

Nicole Louvier : « J’étais très seule, je ne sais pas si ça s’appelle être en avance... »

Les lecteurs de JE CHANTE qui ont vécu l'avènement de Nicole Louvier à la chanson française en 1953 savent, eux, que son style d'écriture, paroles et musique, rompait systématiquement avec tous les genres en place à l'époque. À la chanson réaliste (celle d'Édith Piaf), à la chanson de charme (de Jacqueline François ou d'Éliane Embrun), à la fantaisie (de Line Renaud ou des Sœurs Étienne), aux inclassables : Gréco, Cora Vaucaire, Patachou et Catherine Sauvage venait s'ajouter le phénomène, le cas de Nicole Louvier. Après Mireille et Agnès Capri, Nicole Louvier vient se placer parmi les rares auteurs-compositeurs-interprètes féminins ayant laissé un témoignage personnel et de qualité dans la c

Juliette Gréco : « Je suis comme je suis, je plais à qui je plais... »

Le retour, en mai 1999, de Juliette Gréco sur une scène parisienne — au Théâtre de l'Odéon, là où elle n'avait jamais chanté –, à coïncidé avec le cinquantième anniversaire de ses débuts. C'est en juin 1949, au Bœuf sur le toit, dans une salle noire de monde, qu'elle naît à la chanson. À son répertoire, Si tu t'imagines de Raymond Queneau et L'ombre de François Mauriac. À l'ombre, « ce beau poisson noir », selon l'expression de l'écrivain, ne le restera pas longtemps, la légende va rapidement faire de Juliette Gréco « la muse de Saint-Germain-des-Prés ». À la Libération, le « quartier », comme l'appellent les habitués, est à la mode. Des années de guerre, de couvre-feu et de privations ont d

Depuis octobre 1990...

Le premier numéro de JE CHANTE est paru le 6 octobre 1990. Depuis, 50 numéros ont été publiés. Après une première série (du n° 1 au 31 plus deux hors-séries), une nouvelle série voit le jour sous le nom de JE CHANTE MAGAZINE à partir de septembre 2007. À l'exception d'une quinzaine de numéros, tous épuisés, la collection est toujours disponible.

 

 

JE CHANTE À LA TÉLÉVISION

En 1995, le journal FR3 Île-de-France nous avait fait l'honneur d'un "sujet" dans son édition de 19 heures. Cliquez ici !

Quelques mois plus tard, en 1996, c'est Pascal Sevran qui présentait le n° 18 consacré à Renaud dans son émission La Chance aux chansons. Cliquez ici !

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