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  • Raoul Bellaïche

Dick Rivers : rééditions Magic Records


Je ne suis plus rien sans toi

Le quatrième CD Magic de Dick Rivers réédite son troisième album paru en 1964. Au sommaire : une création (Si un jour) et onze adaptations de succès anglais ou américains (Billy Fury, Rolling Stones, Gerry & the Pacemakers, Beatles, Kinks, Matt Monroe...), dues à Mya Simille et Dick lui-même (Tobacco Road). Huit titres bonus, inédits en CD (Pour toi) ou entièrement inédits comme I must be seeing things (enregistrée par Hallyday sous le titre Mes yeux sont fous) et des versions italiennes ou anglaises de titres de son répertoire.

Va t'en, va t'en

Le cinquième CD reprend l'intégralité du quatrième album de Dick Rivers, enregistré à Londres en 1965, sous la direction de Norrie Paramor, et treize autres titres de la même année. Un gros succès en 1965 : Va t'en, d'après Go now des Moody Blues, une adaptation des Beatles (Ticket to ride), des Animals (It's my life), de Peter & Gordon (Ne pleure pas, gros succès au Québec). Moins attendue est sa version – guitare folk et harmonica ! – du Colours de Donovan (Couleurs).

Parmi les créations françaises (Ce train qui gronde, Dans le noir, Tu n'as pas le droit, Il y a longtemps, J'ai peur du jour), on remarque Je préfère les chansons d'amour (de Jean Kluger et Mya Simille), sorte de Cheveux longs et idées courtes avant l'heure... Réponse un peu « courte » et naïve à la vogue des chansons engagées – « La guerre, c'est vrai, c'est très sérieux / Et je vois bien que tu m'en veux / Parce que je me bouche les oreilles / Parce que je préfère le soleil / Moi, je veux du rêve chaque jour / Et je préfère les chansons d'amour » –, mais jolie ballade, accompagnée façon folksong !

Mon ami lointain

Le sixième CD réédite la cuvée 1966 de Dick Rivers, une vingtaine de titres. Le rhythm and blues, qui s'impose en France, lui donne l'occasion d'adapter Mister Pitiful d'Otis Redding, Land of a thousand dances de Wilson Pickett, Keep on running du Spencer Davis Group, L'argent est roi de Willie Mitchell ou l'inédit (en public) Don't play that song (Pas cette chanson). Autre inédit, l'adaptation du No milk today des Herman's Hermits.

Rapides ou ballades (Reviens-moi), les compositions originales, nombreuses, possèdent une « pêche » étonnante (orchestrations de Paul Piot ou Bob Leaper) qui faisait défaut les années précédentes. Les thèmes, aux textes souvent signés Dick Rivers et Mya Simille, sont plus ambitieux et les musiques (Guy Magenta), moins « basiques », portent aussi la trace de la pop music naissante et inventive : Mon ami lointain, par exemple, hommage inspiré à Elvis Presley, Un homme plein d'argent, Trois garçons, trois amis (ou l'histoire de Johnny, Eddy et Dick...), Via Lucifer (très chouette jerk avec accompagnement de sitar indien) ou le slow Qui se cache... À la demande du Comité Français contre la faim, Dick Rivers enregistre, en décembre 1966, une jolie ballade de circonstance : Noël des enfants oubliés. Traversé par les principaux courants du moment (r'n'blues, pop music, country folk, slows italiens), c'est un des CD les plus intéressants de Dick Rivers.

Dick Rivers Story

Le septième CD réédite l'album « Dick Rivers Story » paru en mars 1968. Enregistré à Londres et aux Etats-Unis, sous la direction de Paul Piot, ce disque, à la production (trop ?) « parfaite », ne retrouve pas l'inventivité du précédent et tourne un peu à vide... malgré une adaptation intéressante comme Je suis triste, un slow de Percy Sledge.

En bonus : treize autres titres enregistrés en 1967 et 1968, notamment la chanson du film Le Vicomte règle ses comptes, Jéricho, À l'ombre de mes souvenirs, Pars (des titres signés Magenta-Simile-Rivers), Elena (Jean-Jacques Debout-Roger Dumas).

R. B.

• 4 CD Magic Records / EMI.

#Chroniquedisque #Rééditions #Sixties #DickRivers

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