Pierre Barouh : « "La bicyclette" et "Des ronds dans l’eau", ce sont des chanson

J'ai écrit Vivre pour vivre, Des ronds dans l’eau et aussi des chansons comme Memphis Tennessee et D’accord, d’accord qui ont été d’énormes succès. La bicyclette et Des ronds dans l’eau, c’est directement des choses qui me viennent de mon enfance en Vendée. Ce sont des parfums de chemins creux, c’est la Vendée... Ces chansons ne sont pas des tubes, mais elles sont rentrées dans la mémoire populaire. Il y a très peu de gens qui savent que c’est moi qui ai écrit La bicyclette. C’est très bien comme ça, ça ne me dérange pas. L’histoire va vous amuser ! La chanson est sortie en mai 68 mais je l’ai écrite bien avant. Je traînais à Saint-Germain-des-Près où j’avais plein de potes. À l'époque, un a

Pierre Barouh : « Je ne me reconnais pas du tout comme un marginal »

À l'époque d'Un homme et une femme, le succès m'est apparu davantage comme une privation de disponibilité et surtout une privation de liberté. Tout d’un coup, je devenais une star. Cannes, Hollywood, les Oscars, dîner avec Paul Newman... Mais j’ai regardé tout ça comme en bel arbre en me disant : pourquoi ça me ferait changer une vie que j’aime bien ? Pourquoi est-ce que je ne pourrais plus m’arrêter dans un bistrot faire un flipper tranquille ? Je ne voulais pas que ma vie change. Alors évidemment, toutes ces attitudes ont été interprétées comme une sorte de psychose d’échec : on a vu en moi quelqu’un qui tourne le dos au succès, alors que j’adore le succès ! Mais je n’ai pas envie du ghett

Interview de Pierre Barouh : « Pendant 25 ans, j’ai fait le trottoir pour les multinationales... »

Quel est le tout premier disque sorti sous le label Saravah ? La musique du film de Lelouch, 13 jours en France. Tout de suite après, en même temps que celui de Brigitte, il y a eu un disque brésilien, le Trio Camara, et un disque fantastique que l’on ressort en compact – il fallait être fou pour faire ça –, un disque de jazz avec les quatre pianistes extraordinaires que sont René Urtreger, Maurice Vander, Michel Graillier et Georges Arvanitas. Combien avez-vous produit de disques ? Je n’ai pas fait le compte mais il doit y en avoir 250. Mais en 25 ans, ce n’est pas énorme ! Ce qui est intéressant, c’est qu’en fait, les disques du catalogue Saravah se vendent comme du classique. Je prends

Pierre Barouh et "Un homme et une femme" : Une nouvelle façon d’utiliser la chanson au cin

À l’époque, je vivais avec Francis Lai des moments privilégiés à Montmartre. On faisait un travail d’artisan, on se voyait tous les jours, on prenait des mois pour écrire une chanson. Francis débarquait de Nice avec son accordéon, et je lui reconnaissais un fantastique talent de mélodiste. Quand Lelouch m’a raconté l'histoire d'Un homme et une femme, je me suis souvenu qu'avec Francis, quelques mois auparavant, j’avais écrit une chanson qui me semblait porter les mêmes parfums que l’histoire qu’il me racontait : Plus fort que nous. On la lui a chantée. Lelouch a beaucoup de défauts, mais il a une qualité fantastique : il dégaine à toute vitesse, il saute sur les idées ! Et là, il m’a dit : «

Pierre Barouh en 1992 : « Depuis l’âge de 15 ans, je n’ai qu’une obsession : témoigner du monde qui

Un enfant de la banlieue « Je suis un enfant de la banlieue », revendique Pierre Barouh. Juifs originaires de Turquie, ses parents faisaient les marchés. « J’avais cinq ou six ans au début de la guerre. Alors, pour m’éviter quelques impondérables, ils m’ont envoyé dans le bocage vendéen où j’ai eu la chance de vivre chez un paysan merveilleux. Je suis resté très attaché à cette terre : j’ai une maison là-bas au bord de la rivière où j’allais à la pêche quand j’étais enfant. Et quand je suis revenu à Paris, je ne parlais plus que patois. J'étais complètement décalé et dans une situation d’incompatibilité totale avec toute l’éducation dirigée, avec l’école. Je n’ai jamais fait un devoir de ma

Nous contacter

Tél : 01 64 21 63 52

je.chante@wanadoo.fr

  • Facebook Long Shadow
  • Google+ Long Shadow
  • LinkedIn Long Shadow
  • Twitter Long Shadow

© 2020