Les Japonais aiment les chansons de Clio

Toute jeune, cette fille de professeurs écrivait « beaucoup et plein de choses différentes dans des cahiers qui traînaient partout ». À 22 ans, elle apprend la guitare, reprend les chansons de Moustaki et de Le Forestier. Elle se lance aussi dans l'écriture de chansons, mais ne sent pas « légitime » pour les chanter elle-même ! Les bonnes fées seront Jérémie Kisling, un auteur-compositeur-interprète lausannois, et Ugo Berardi. En avril 2014, Clio est programmée aux Trois Baudets et dans les deux années qui suivent, elle se présente à toutes sortes de tremplins de la chanson et rafle de nombreux prix. Produit par Ugo&Play, son premier album est sorti le 1er avril 2016 (et... au Japon, en sept

Maria Teresa chante Moustaki

Maria Teresa a souvent chanté aux côtés de Moustaki lors de ses derniers récitals, notamment à l'Olympia. En 2003, il préfaçait en termes élogieux l'album qu'elle venait de faire paraître (« O Mar... ») : « Maria Teresa et les musiciens qui l’entourent me rendent jaloux, agréablement, profondément jaloux de ce disque où sont réunis la sensibilité et la musicalité de la voix, le talent des instrumentistes, la limpidité et l’équilibre des arrangements, la diversité harmonieuse des compositions pour nous emmener dans une longue promenade vers un monde lusophone chargé des plus belles émotions. » Avec son nouveau disque, le sixième, la chanteuse d'origine portugaise née en France rend hommage au

Michelle Senlis dans le texte

On aurait aimé voir, regroupés en un seul volume, tous les textes que Michelle Senlis et Claude Delécluse ont écrits depuis le milieu des années 50 jusqu'aux années 80, les grandes chansons connues grâce aux enregistrements d'Édith Piaf, de Jean Ferrat, d'Isabelle Aubret ou de Jacqueline Dulac, et les autres, plus confidentielles, qu'elles ont toujours marquées de leur style inimitable et de leur sensibilité. En attendant qu'un éditeur s'y intéresse, voici un petit recueil de textes écrits par Michelle Senlis au lendemain de la disparition de sa compagne Claude Delécluse le 24 janvier 2011 (Tu sais je vis dans l'irréel ou C'est la pluie d'été y font directement allusion). Ce sont 40 textes c

Les 3 Horaces, « les artisans imagiers de la chanson »

« Ce nom de groupe fait référence à de fougueux frères, bretteurs mobiles et efficaces, immortalisés par Corneille. Pourtant, Jean-Claude Sergent, Michel Orphelin et François Parrot ne sont pas frères, et ils ont sans doute adopté cette parenté nominative pour l’efficacité qu’elle suggère, et qu’ils acquièrent sous la direction de scène d’Alexandre Jodorowsky », écrivait François Bellart dans un article de la revue Vinyl en 2005, point de départ de ce livre qu'il vient de leur consacrer, avec la collaboration de Michel Orphelin, l'un des membres du trio. Moins connus que Les Frères Jacques ou Les Quatre Barbus, Les 3 Horaces ont néanmoins marqué le public des cabarets des années 50 et 60. Su

Paris, reine du monde... de la chanson

Parolier (notamment pour Mort Shuman), comédien, scénariste, Christian-Louis Éclimont est aussi l'auteur de plusieurs beaux-livres consacrés à la chanson française (Brassens, Piaf, Les chansons de l'Histoire de France), mais aussi au rock and roll en France (Rockorico) et à la révolution pop des années 60 (Swinging Sixties). Il a également collaboré avec Didier Marouani et Roland Romanelli au sein du groupe Space. La ville la plus chantée au monde méritait bien un tel livre, très abondamment illustré – notamment de partitions, d'affiches et de pochettes de disques –, organisé en une vingtaine de chapitres – autant que d'arrondissements –, précédés ou suivis de séquences thématiques aux titr

Les paroliers ont la parole

Auteur de plusieurs livres sur la chanson, collaborateur de la revue Schnock – « la revue des vieux de 27 à 87 ans », que l'on vous recommande chaudement –, Baptiste Vignol vient de publier un livre consacré aux auteurs de chansons. Les Tubes, ça s'écrivait comme ça donne, pour la première fois sur la longueur, la parole aux paroliers. Sur près de 200 pages, il s'entretient avec quinze auteurs ou paroliers (la frontière existe, mais elle est parfois difficile à établir), pour la plupart old school, c'est-à-dire issus de l' « ancienne école ». Maurice Pon, 95 ans, l'auteur historique d'Henri Salvador, fait ici figure de doyen : ses premiers textes, il les a écrits dans les années 40. Viennent

Chelon que vous serez puissant ou misérable...

Même si l'on cite volontiers quelques chansons marquantes de son répertoire des années 60 (Père prodigue, Sampa...), Georges Chelon (né en 1943) fait toujours figure d'oublié lorsqu'on évoque les sixties, et les compilations des succès de cette décennie persistent à l'ignorer... Chelon n'est pas mieux loti du côté des défenseurs de la « chanson à texte » : on le trouve léger, pas « engagé », voire « pas assez de gauche »... Et pourtant ! Tout comme Adamo, dont on semble s'étonner qu'il soit aussi un auteur concerné par les affaires du monde, lorsqu'on découvre des chansons comme Que voulez-vous que je vous chante ? (Olympia 1971), Manuel (1975) ou Mon douloureux Orient (2003), le répertoire

Francis Blanche mort à « l'âge de raison »

Mort à l'âge de 52 ans, le 6 juillet 1974 (quelques mois avant son vieux complice Pierre Dac, décédé le 9 février 1975), Francis Blanche n'a pas véritablement connu de purgatoire. Célèbre pour ses rôles au cinéma (le gestapiste Papa Schultz dans Babette s'en va-t-en guerre, le notaire Maître Folace dans Les Tontons flingueurs...), ses facéties radiophoniques (les fameux canulars téléphoniques dont il est l'inventeur, le feuilleton Signé Furax), il demeure aussi connu pour les nombreuses – très nombreuses : plus de 600 ! – chansons qu'il a écrites dès le début des années 40, comme Sur un fil et Débit de l'eau, débit de lait, avec Charles Trenet. En 1944, il est l'auteur d'un succès « zazou »,

Musiques juives dans le Paris d'après-guerre

Elesdic, le nom du label, vient des initiales de son créateur, Léon Speiser (L. S.), libraire au 34, rue des Rosiers, dans la 4ème arrondissement de Paris, le quartier des ashkénazes. Les artistes des cabarets juifs parisiens fournissent l'essentiel des premiers 78 tours Elesdisc, disques qu'il édite à partir de 1948 et qui seront fabriqués par Pathé puis par Polydor. Le Paris de l'après-guerre compta de nombreux cabarets juifs ou yiddish, la plupart situés dans le quartier de la République : La Riviera, Chez Dave Cash, Le Petit Rancho, Le Habibi Club, Le Zodiac... Conçu par Hervé Roten de l'Institut Européen des Musiques Juives, ce coffret propose de nombreux enregistrements de Dave Cash (1

Quand Juliette se fait « coffret »

Trente ans de carrière ! Un album remarqué tous les deux-trois ans, treize au total qui se retrouvent aujourd'hui rassemblés en un coffret. Retour sur l'autre Juliette de la chanson française. Juliette Noureddine est née à Paris en septembre 1962. La découverte de la Comtesse de Ségur fera d'elle une boulimique de la lecture : « J'aime qu'un livre me retienne, m'emprisonne dans ses mots et son histoire. Parce que je veux qu'on me raconte une histoire, fût-elle à dormir debout : pas plus qu'en chanson, je ne goûte l'exercice du nombrilisme, du “je“ surnuméraire, de l'état d'âme étalé sans retenue ni vergogne, ni pudeur. Et en plus, je veux qu'on me la raconte bien, cette histoire. » (1) Elle

Léo Ferré, 20ème anniversaire

Il n'avait pas chanté sur la grande scène du boulevard des Italiens depuis 1955 ! À presque quarante ans, il s'y était produit en vedette, du 10 au 29 mars, avec Odette Laure et Claude Véga en première partie. Un enregistrement public publié par Odéon en garde la trace... Dix-sept ans plus tard, Léo Ferré fait sa rentrée à l'Olympia du 24 octobre au 12 novembre 1972, en même temps que Barclay publie son nouveau 30 cm « Il n'y a plus rien ». Depuis la parution de ses albums « pop » avec le groupe Zoo (les deux volumes « Amour anarchie » et « La Solitude »), Ferré connaît indubitablement un regain de popularité auprès de la jeunesse soixante-huitarde dont il devient une sorte de maître à pens

Il était une fois... le TLP-Déjazet

Les lieux ont souvent des visages... Si l'Olympia a été rapidement associé à Gilbert Bécaud et Bobino, à Brassens, le TLP-Déjazet sera vite identifié à la figure de Léo Ferré. Le samedi 1er février 1986, Ferré inaugure cet établissement situé 41, boulevard du Temple, dans le troisième arrondissement de Paris, sur le fameux « Boulevard du Crime » le long duquel se sont succédé, au XIXème siècle, théâtres, cabarets et cafés-concerts... Jusqu'en juillet 1992, le Théâtre Libertaire de Paris sera une des salles de spectacle dédiées à la chanson française les plus en vue de la capitale, surtout après la disparition de Bobino, en 1984 (« J'ai plaisir à chanter dans un théâtre qui me rappelle Bobino

Heureux qui comme... Georges Brassens : l'album du 35ème anniversaire

Pas de suprise avec le premier CD, un « best of » avec 25 titres allant de 1952 (La mauvaise réputation) à 1972 (Fernande), autant de chansons incontournables et impeccablement écrites (... comme toujours chez Brassens). Le second CD offre sa moisson de raretés, 28 titres exactement, dont de nombreuses versions alternatives, Brassens ayant parfois réenregistré quelques-unes de ses chansons comme Les Copains d'abord (très chouette deuxième guitare !) Les Funérailles d'antan, Embrasse-les tous, Le verger du roi Louis, Le Petit cheval). Ce sont également des « premières versions » (Bonhomme) ou des « premières prises de versions 78 tours » (Pauvre Martin). On y trouve aussi les six enregistreme

Maurice Fanon : L'anticonformiste libertaire

Né en 1929 dans l'Eure-et-Loir, décédé le 30 avril 1991 à Paris, Maurice Fanon a fait ses études à Rennes où son professeur d'anglais n'était autre que le futur romancier Robert Merle. Il sera lui-même professeur d'anglais au milieu des années 50. En 1960, son service militaire terminé, il épouse Pia Colombo, une chanteuse-comédienne qu'il découvre au Centre Américain de Paris, boulevard Raspail, et qui sera, dès 1957, la première interprète de ses chansons sur le label Versailles (titres réédités en 2010 par ILD). C'est juste après son divorce d'avec Pia, et parce qu'il a du mal à placer ses chansons, que Maurice envisage de les chanter lui-même sur les petites scènes des nombreux cabarets

Isabelle Mayereau : l'intégrale

Styliste de mode à Bordeaux, où elle est née en 1947, Isabelle Mayereau s'est toujours intéressée à la chanson, son jardin secret. Premier coup de foudre avec un 25 cm ramené par son père à la maison. « Cette fascination de la guitare m'est venue à sept ans. Le phrasé de Brassens, cette voix grave... J'adorais ça. » Puis ce sont Marie-Josée Neuville, Anne Sylvestre, Paco Ibañez et, dans la décennie suivante, les folksingers américains (Peter, Paul and Mary, Paul Simon, Joni Mitchell), les Beatles... « À l'époque, il y avait plein de chanteurs à la guitare ! » À l'âge de douze ans, on lui en offre une, elle prend des cours, écrit des chansons. « J'écrivais toujours régulièrement, surtout quan

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